Le comportementaliste qui est-il ?

Le comportementaliste est un médiateur, interprète, entre l'animal et son maître :
il prend en compte la relation entre le maître et l'animal.

Un comportementaliste n'est pas un vétérinaire : il ne soigne pas et ne prescrit aucune médication.
Il n'est ni dresseur ni éducateur canin.


La relation entre l'homme et l'animal

C'est un médiateur humain expliquant à un autre humain le langage canin ou félin dans le but d'aider à gérer une situation conflictuelle tant au point de vue pratique qu'émotionnel.

La connaissance de l'éthologie, de la psychologie humaine et animale et des techniques précises de communication aident le comportementaliste à restaurer la relation humain /animal et remettre une cohésion dans la meute (homme /chien).

Il intervient dans l'environnement habituel de l'animal et prend en compte tout le système familial.

Il est aussi celui qui peut entendre, comprendre et instruire sur le comportement animal.

Le comportementaliste a donc besoin de s'entretenir avec le maître pour comprendre quelle est la nature des liens qui le relient à son animal. Ainsi, il peut aider le maître à prendre conscience de son comportement et de ses motivations profondes et l'amener à clarifier sa relation avec son animal, à mieux le comprendre et à vivre en harmonie avec celui-ci, en évitant l'anthropomorphisme.

En effet, le chien est un être sociable et socialisé qui aspire à bien communiquer avec ses semblables. Mais il existe des conditions bien spécifiques pour que l'animal puisse établir des rapports sociaux harmonieux avec son entourage. Or, entre le chien ou le chat et son maître il existe souvent une relation affective, voire une relation de dépendance affective. Ainsi, le regard que l'homme porte sur son animal dépend de ce qu'il est lui-même et de son équilibre intérieur alors que justement l'animal est un être qui a la faculté de focaliser les éléments affectifs et les idéaux de son maître : il peut par exemple représenter des forces stimulantes pour celui-ci, mais aussi lui servir de miroir.

Car un chien, c'est d'abord l'idée que l'on s'en fait : l'humain entre en relation avec l'idée qu'il se fait de l'animal, c'est à dire avec ce qu'il projette sur lui. Et donc aux raisons objectives et conscientes amenant à faire l'acquisition d'un chien, s'ajoutent une série d'éléments émotionnels et beaucoup plus subjectifs. Les motivations profondes présidant au choix d'un animal et à l'éducation qu'on lui donne ne sont donc pas toujours celles que l'on croit.
Par exemple, les raisons précédant à l'acquisition ou à l'adoption d'un chien sont multiples : besoin de contact (caresses), avoir une présence (compagnie), jouer, combler un manque affectif (remplacer un être humain manquant par un animal par exemple), servir une position sociale, etc.

Quelle que soit la motivation donc, elle engendre de la part du maître sa propre représentation de ce qu'est un chien ou un chat et donc ses propres techniques éducatives. Mais seront-elles appropriées au développement d'un chien sociable et bien intégré ?

C'est donc toujours une façon de se présenter les choses qui est liée à notre propre histoire, notre histoire d'humain. Le maître a-t-il vécu un abandon, a-t-il perdu un être cher ? Il peut vouloir inconsciemment par exemple procurer au chien ce qu'il n'a pas reçu lui-même, il peut attendre inconsciemment que l'animal vienne combler ses frustrations.

L'équilibre psychologique du maître, c'est à dire une attitude équilibrée, consciente, face au chien, est donc de première importance pour une bonne maturité du chiot, une éducation et une communication satisfaisantes. Agressivité, euthanasie, abandons, pourraient être évités ou au moins limités grâce à l'information et à l'éducation du maître.

En ce sens l'intervention du comportementaliste peut initier une réflexion intérieure et une démarche nouvelle chez le maître. Il arrive qu'il remette en question le comportement de la famille toute entière face à son animal.